le 7 octobre 2009

Je n'y avais pas pensé.. je ne savais pas que quand tu mourrais une partie de ta famille allait me compliquer la vie... J'ai reçu bine heureusement le document qui me nomme "tuteur légal".. de mon fils... c'est presque un soulagement et pourtant cela va de soit...
Dès que tu t'es trouvé mourrant à l'hopital, quelque chose à commencé à clocher dans le comportement de ta mère. Elle m'a empêchée de te voir seul, s'est trouvée là chaque seconde.. elle n'a rien fait pour que tu puisses dire aurevoir à ton fils, bien au contraire.. J'ai pour ma part essayé de convaincre les médecins de la nécessité que tu lui dises aurevoir. Je suis presque sure que lorsque tu as refusé de le voir, tu t'accrochais encore tellement à la vie que tu pensais qu'il vallait mieux qu'il te voit une fois que tu irais mieux...  Mais tout le monde savait que c'était fini ; sauf peut être toi.
Je ne peux pas croire que tu n'aies pas eu envie de le revoir..
Le médecin a tenté de me convaincre que c'était ton choix et je l'ai donc respecté...

Ensuite il ya les messages que j'ai tenté de te passer de la part de Mathis.. mais dès que j'ouvrais la bouche pour te lire sa petite lettre, ta mère me faisais "SHUT !!, tais toi" d'une manière agressive..
Je te savais sur ton lit de mort.. je ne disais pas un mot et j'avais cette hantise en moi.. comment te parler ??
Et puis il y a eu ce moment où ton frère (Denis) celui qui est bon et humain, celui qui est venu t'épauler les derniers mois de ta vie, est arrivé dans le couloir.. et alors ta mère s'en est approchée et vu que je leur tournais le dos, à ton chevet, j'ai pu te lire tout doucement ce que ton fils t'avait écrit ... (il avait gagné une coupe au full sambo, il avait un petit chaton depuis vendredi et aussi qu'il t'embrassait et t'aimait)... des choses simples que j'avais promis de te dire pour lui.
Je t'ai dis aussi que nous t'aimions et tu as répondu "oui.. oui"..  sous ton masque à oxygène.

Puis tu es mort dimanche soir, .. le lendemain... nous regardions seul au monde lorsque Denis me l'a annoncé au téléphone. Ils m'ont raconté comment cela s'est passé. J'ai trouvé cela très difficile..

Ensuite Jean-Pierre, ton frère ainé est rentré du Canada.

Il a aidé ta mère dans les demarches pour l'enterrement. Je leur ai proposé mon aide mais j'ai été écartée de tout cela ; froidement.
Par pudeur et respect je me suis fait discrete.
Ils ont préparé la messe à leur manière. Une messe très chrétienne, ça ne te correpondait ps d'après moi mais si cela les soulageait je comprennais..
Puis ont eu lieu les obsèques qui ont eu lieu dans la commune où vit Jean Pierre , dan sle 91 à plus d'une heure de notre lieu d'habitation. Il y avait des bouchons, les gens commençaient à partir en vacances, c'etait début juillet..un vendredi après midi.
Un peu avant l'arrivée du cercueil je suis entrée à l'église et une femme qui venait de Lourdes m'a demandé qui j'étais , je lui ai répondu que j'etais la maman de Mathis et elle m'a repondu "eh , c'est bien d'être venue". Une personne qui ne t'avait connu que brievement lors de ton sejour à Lourdes ou tu étais accompagné de ta mère 2 moi splus tôt , une des disciples du prêtre, qui me disait à moi, qui te connaissais depuis 10 ans "c'esT bien d'être venue"...
J'ai encore senti que quelque chose d'étrange se tramait..
Et puis au moment de prendre place avec Mathis, non loin du cercueil, Denis m'a invitée à rprendre place à droite où il avait décidé de nous laisser une place auprès de lui. A gauche se trouvaient le reste de ta famille..
mais j'apparaissais comme une inconnue au regarde des autres. Nous étions séparés mais étions passés par des épreuves qui nous avaient rapprochées à la fin de ta vie.
C'était dur.

Je passe la messe qui n'avait rien de personnel, où tout parlait de religion comme si ton rêve de toujours avait été d'aller à Lourdes. Oui, c'etait devenu un souhait, pour te raccrocher à la vie, pour tenter tout et je t'y avais d'ailleurs poussé moi aussi .
Je respectais la peine des tiens, je veillais pour ma part sur Mathis et me concentrais sur lui qui avait perdu son papa.
Je ne réalisais encore pas tout à fait que je ne te reverrai pas.

Puis nous sommes partis comme prévu en Corse. Cela a été ressourçant.

A mon retour, Denis m'a mis en garde contre ta famille. Ils avaient vidé ton appartement tres vite et Jean-Pierre voulait être tuteur de Mathis, un e fois qu'ils ont su qu'il y avait une assurance et donc de l'argent qui te revenait.
Evidemment j'ai signifié mon désaccord. Mathis a une maman et j'avais besoin de leur reconnaissance en tant que tel.
Depuis nous sommes en désaccord. Ils n'ont pas accepté que je fasse appelle à un notaire, même si cela est obligatoire pour que le dossier d'assurance puisse être débloqué et on agit comme si Mathis n'avait pas de maman..
Je reçois des sms de Jean -Pierre empreint de beaucoup de méchanceté. Ta maman est agressive aussi, il n'y a pas moyen de se parler calmement.
Malgré les difficultés et le désarroi, je ne perds pas pied. Je continue les démarches et c'est en bonne voie. Je suis la maman de Mathis et le resterai. Je suis la mieux à même de le protéger.
Mathis va bien, je prends soin de lui. Je le fais suivre par un pedopsy, il fait du sport 1 fois par semaine et a commencé le théatre. Ca lui plait beaucoup.
Je ne sais pas où tu es, si tu es.. mais je sais que tu n'aurais pas voulu qu'ils se comportent de la sorte avec moi. Ils se trompent de chemin.
Seul Denis est là pour nous soutenir.

Elsa

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